Que ce soit via les moteurs de recherche, les traducteurs automatiques, les assistants vocaux comme l’assistant Google ou Alexa, les tondeuses robotisĆ©es ou encore les systĆØmes de conduite assistĆ©e pour les voitures, l’intelligence artificielle a aujourd’hui imprĆ©gnĆ© notre quotidien.

Si nous sommes loin encore des intelligences artificielles Ć©voluĆ©es des œuvres populaires de science-fiction, le monde de l’intelligence artificielle regorge de possibilitĆ©s pour simplifier notre vie de tous les jours, que ce soit dans la vie privĆ©e ou dans le monde des affaires. Mais qu’est-ce qui se cache derriĆØre le terme intelligence artificielle ? Quelles sont les formes d’intelligence artificielle existantes les plus rĆ©pandues ? Et comment l'intelligence artificielle est-elle exploitĆ©e par MCA Concept pour mieux servir les entreprises ?

Qu’est-ce que l’intelligence artificelle?

L’intelligence artificielle, ou IA, se dĆ©finit comme un ensemble de thĆ©ories et techniques visant Ć  donner Ć  une machine la capacitĆ© de simuler l’intelligence humaine. On qualifie en gĆ©nĆ©ral une machine capable de rĆ©soudre des problĆØmes en suivant le raisonnement et la logique humaine d’intelligence artificielle.

La recherche autour de l’intelligence artificielle a dĆ©butĆ© autour des annĆ©es 50, des chercheurs commenƧant Ć  s’interroger sur la limite entre l’humain et la machine et sur la possibilitĆ© qu’une machine soit capable de penser par elle-mĆŖme.

L’étude de l’IA englobe un certain nombre de disciplines comme la robotique, les statistiques, la logique ou encore la neurobiologie.

Fameux algorithmes

Pour fonctionner, l’intelligence artificielle repose sur des algorithmes plus ou moins Ć©voluĆ©s. Un algorithme consiste en une succession d’instructions donnĆ©es dans un certain ordre dans le but de rĆ©aliser une tĆ¢che de maniĆØre automatique. Ainsi un algorithme indique Ć  une machine comment rĆ©soudre un problĆØme qui lui a Ć©tĆ© soumis, c’est ce qui permet Ć  la machine de traiter des donnĆ©es.

Vous avez sĆ»rement dĆ©jĆ  entendu parler de la sĆ©rie d’algorithme de Google, qui permet au moteur de recherche de dĆ©finir pour chaque requĆŖte de recherche les rĆ©sultats pertinents Ć  proposer Ć  partir de la base de donnĆ©es existante.

Afin de mieux illustrer le concept, un algorithme est souvent apparentƩ Ơ une recette de cuisine : par exemple, une recette de spaghettis carbonara (algorithme) fournit les Ʃtapes Ơ suivre (instructions) pour obtenir un plat de spaghettis carbonara (rƩsultat) Ơ partir de certains ingrƩdients (donnƩes).

DiffĆ©rentes approches de l’IA

Les recherches sur l’IA tentant de reproduire l’intelligence humaine chez une machine ont donnĆ© naissance Ć  deux approches diffĆ©rentes : l’IA symbolique et l'IA connexionniste. Ces approches se basent chacune sur diffĆ©rentes mĆ©thodes d’apprentissage de l’être humain :

1) L’apprentissage par la transmission de savoir, c’est-Ć -dire de connaissances, de rĆØgles, de procĆ©dures, ce qu’on qualifie en somme de savoir Ā« scolaire Ā».

Prenons un problĆØme de maths par exemple : On peut expliquer le cheminement pour rĆ©soudre un problĆØme mathĆ©matique Ć©tape par Ć©tape Ć  une autre personne, qui saura alors comment rĆ©soudre ce problĆØme sans qu’elle ait elle-mĆŖme eu besoin de toucher Ć  ce problĆØme. Cette approche vise Ć  imiter le raisonnement logique de l’être humain (AI symbolique).

2) L’apprentissage par l’expĆ©rimentation, le savoir que l’on acquiert en observant le monde et par tĆ¢tonnement, par essais et erreurs, jusqu’au succĆØs (AI connexionniste).

Prenons l’apprentissage de la nage par exemple : il ne suffit pas qu’on explique Ć  quelqu’un comment nager pour que celui-ci ait acquis cette compĆ©tence, il devra nager pour savoir nager.

IA Symbolique

Comme mentionnĆ© plus haut, l’IA symbolique tente d’imiter le raisonnement logique de l’être humain. Un systĆØme d’IA symbolique va donc tenter de rĆ©aliser une tĆ¢che qui lui a Ć©tĆ© soumise en suivant une liste de rĆØgles explicites implĆ©mentĆ©e par le programmeur.

Cette mĆ©thode est Ć  l’origine de ce qu’on appelle les Ā« systĆØmes experts Ā», outils visant Ć  simuler le raisonnement et le savoir-faire d’experts. Un systĆØme expert va dĆ©duire des informations sur la base de faits et de rĆØgles logiques qui lui ont Ć©tĆ© transmises.

Ce genre d’outils peut notamment ĆŖtre utilisĆ© dans le domaine mĆ©dical pour poser un diagnostic. Par exemple, il peut dĆ©duire la probabilitĆ© qu’un patient soit atteint d’une certaine maladie en fonction des symptĆ“mes observĆ©s et des anomalies prĆ©sentes dans l’organisme grĆ¢ce Ć  la programmation de la sĆ©rie de rĆØgles suivante : Ā« si un patient a symptĆ“me X et que son organisme a une anomalie Y, alors la probabilitĆ© pour que celui-ci ait la maladie Z est de N%. Ā».

La programmation de tels systĆØmes demande passablement d’effort, plus d’une centaine de rĆØgles devant ĆŖtre introduites dans le systĆØme. En outre, s’ils fonctionnent bien dans des situations trĆØs simples, les systĆØmes experts peuvent vite s’avĆ©rer inefficaces dans une situation rĆ©elle où il y a une profusion de faits et de rĆØgles Ć  prendre en compte puisqu’il lui faudra Ć©normĆ©ment de temps pour analyser toutes les rĆ©ponses possibles.

Un systĆØme d’IA symbolique est limitĆ© par des rĆØgles dĆ©finies explicitement par le programmeur. En effet, il ne peut agir que selon des scĆ©narios prĆ©dĆ©finis, par consĆ©quent, il n’improvise pas.

L'IA symbolique s’avĆØre utile dans les domaines des sciences, mais sont limitĆ©s lorsqu’il est question de traitement de langage ou de reconnaissance d’image.

IA Connexionniste

L’approche connexionniste quant-Ć -elle cherche plutĆ“t Ć  simuler l’intelligence humaine chez la machine en lui Ā« apprenant Ć  apprendre Ā». Dans ce cas de figure, les algorithmes apprennent Ć  partir d’exemples au lieu de simplement recevoir des instructions spĆ©cifiques pour rĆ©soudre un problĆØme donnĆ©. Elles dĆ©veloppent des compĆ©tences de maniĆØres autonome en quelque sorte. C’est ce qu’on nomme le machine learning, ou apprentissage automatique en franƧais.

Il existe diffĆ©rentes maniĆØres d’entrainer des algorithmes de machine learning :

1) Apprentissage supervisĆ© : Une quantitĆ© importante de donnĆ©es Ā« d’entraĆ®nement Ā» est transmise Ć  l’algorithme, ces donnĆ©es sont associĆ©es Ć  des Ć©tiquettes afin que l’algorithme puisse savoir Ć  quoi elles correspondent. Cela permet Ć  l’algorithme de comprendre le problĆØme Ć  rĆ©soudre : reconnaĆ®tre un certain Ć©lĆ©ment dans les donnĆ©es qu’il reƧoit. Au fur et Ć  mesure, l’algorithme pourra dĆ©duire quelles caractĆ©ristiques permettent de reconnaĆ®tre l’élĆ©ment Ć©tiquetĆ© et sera ensuite capable de le repĆ©rer dans des donnĆ©es non-Ć©tiquetĆ©es.

L’algorithme s’entraine Ć  partir de ces donnĆ©es jusqu’à ce qu’il soit capable d’indiquer si un Ć©lĆ©ment spĆ©cifique est prĆ©sent ou non dans une donnĆ©e avec un certain niveau de prĆ©cision.

Prenons l’exemple d’un algorithme de reconnaissance d’image :

Objectif : l’algorithme doit ĆŖtre capable de faire la diffĆ©rence entre un merle et une poule pour qu’il puisse classifier automatiquement des photographies de ces oiseaux sans intervention humaine nĆ©cessaire.

ProcĆ©dure d’apprentissage : Un ensemble d’images de merles et de poules prĆ©alablement Ć©tiquetĆ©es sont donnĆ©es Ć  l’algorithme comme base d’entrainement. La machine analyse ensuite ces images et apprend Ć  reconnaĆ®tre les signes distinctifs des merles et des poules.

Par la suite, lorsque l’algorithme analyse des images non-Ć©tiquetĆ©es, le programmeur donne un feedback Ć  l’algorithme pour lui indiquer si certaines de ses observations sont erronĆ©es, par exemple si une image a Ć©tĆ© catĆ©gorisĆ©e en tant que merle alors que c’était une poule.

RĆ©sultat : l’algorithme est capable de repĆ©rer automatiquement si une image contient un merle ou une poule avec un certain degrĆ© de prĆ©cision.

2) Apprentissage non-supervisĆ© : Une quantitĆ© importante de donnĆ©es d’entrainement sans Ć©tiquettes associĆ©es est donnĆ©e Ć  l’algorithme. Ce dernier doit alors de lui-mĆŖme repĆ©rer les tendances sous-jacentes Ć  ces donnĆ©es, il regroupera les donnĆ©es selon des caractĆ©ristiques communes.

3) Apprentissage semi-supervisĆ© : L’algorithme reƧoit des donnĆ©es d’entrainement mĆ©langeant des donnĆ©es Ć©tiquetĆ©es et non Ć©tiquetĆ©es.

Deep learning

Le deep learning, ou apprentissage profond en franƧais, rĆ©sulte du machine learning. Il repose sur des rĆ©seaux de neurones artificiels, Ć  l’image des rĆ©seaux de neurones du cerveau humain, combinant diffĆ©rents algorithmes. Plusieurs couches de neurones sont superposĆ©es et fonctionnent plus ou moins Ć  la maniĆØre d’un filtre en partant d’une analyse brute qui s’affinera Ć  chaque nouvelle couche jusqu’à atteindre un rĆ©sultat prĆ©cis. Chaque couche analyse les informations transmises par la couche prĆ©cĆ©dente.

Dans le cas de la reconnaissance d’image, chaque couche neuronale sera chargĆ©e d’identifier une caractĆ©ristique de l’élĆ©ment qu’il est censĆ© reconnaĆ®tre. Si le systĆØme doit identifier un oiseau par exemple, une couche cherchera sur l’image un bec, une autre des ailes, etc. Autre exemple, un traducteur automatique cherchera d’abord Ć  reconnaitre les lettres dans une phrase prĆ©sentĆ©e, avant de passer Ć  l’analyse des mots et ainsi de suite.

Ces rĆ©seaux de neurones peuvent ainsi apprendre Ć  identifier des structures dans les donnĆ©es et Ć  classer des informations. Ils donnent aux systĆØmes de deep learning des capacitĆ©s plus avancĆ©es que les systĆØmes de machine learning. Les systĆØmes de deep learning sont ainsi Ć  mĆŖme de gĆ©rer des tĆ¢ches plus complexes et d’analyser une masse plus importante de donnĆ©es, tandis que les systĆØmes de machine learning auront tendance Ć  ne plus s’amĆ©liorer passĆ© un certain volume de donnĆ©es.

Comme mentionnĆ© plus haut, les systĆØmes de deep learning sont particuliĆØrement performants pour les tĆ¢ches de reconnaissance d’image ou de traduction automatique. Mais Ć©galement pour les systĆØmes de conduite assistĆ©e, les recommandations personnalisĆ©es sur les sites web ou les systĆØmes d’assistants virtuels. Il existe mĆŖme des algorithmes capables de recrĆ©er le style de peintures d’artistes comme Van Gogh sur d’autre images, technique que l’on appelle le transfert de style ou style neural.

L’augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs ces derniĆØres annĆ©es ainsi que l’accĆØs Ć  un volume massif de donnĆ©es a grandement contribuĆ© au dĆ©veloppement des IA, notamment dans la reconnaissance d’images. Les algorithmes sont aujourd’hui plus rapidement assimilĆ©s par les machines.

Et les entreprises dans tout Ƨa ?

Mais, vous demanderez-vous peut-ĆŖtre, quel rapport entre intelligence artificielle, algorithmes et gestion d’entreprise ? Eh bien, figurez-vous que les intelligences artificielles, spĆ©cifiquement l’IA symbolique, peuvent ĆŖtre mises au service des entreprises. En effet, elles ont leur rĆ“le Ć  jouer dans l’optimisation de processus au sein d’une entreprise. Ce sont des algorithmes qui permettent de standardiser et automatiser des processus opĆ©rationnels, comme la crĆ©ation d’une facture ou l’envoi d’un rappel de paiement par exemple. Le logiciel exĆ©cute les tĆ¢ches selon les instructions qui ont Ć©tĆ© programmĆ©es par les dĆ©veloppeurs.

Ainsi les programmeurs de l’équipe de MCA Concept ont dĆ©veloppĆ© une variĆ©tĆ© d’algorithmes pour le logiciel de gestion MCA Kale (et ses dĆ©clinaisons mĆ©tier) afin de simplifier les processus et automatiser les tĆ¢ches redondantes de l’activitĆ© de toute entreprise.

Ces algorithmes basĆ©s sur l’intelligence artificielle symbolique vous assistent dans vos tĆ¢ches quotidiennes et allĆØgent le fardeau administratif alimentĆ© par des tĆ¢ches rĆ©pĆ©titives, souvent peu complexes mais gourmandes en temps.

Les algorithmes permettent au logiciel MCA Kale d’accomplir efficacement ces tĆ¢ches, en rĆ©duisant les erreurs de saisie ou de calcul puisqu’ils suivent Ć  la lettre les instructions qui leur ont Ć©tĆ© donnĆ©es.

Cette technologie d’intelligence artificielle permet Ć©galement au logiciel d’exploiter une importante masse de donnĆ©es pour des rapports d’activitĆ©s et des analyses statistiques en un coup de main. Ce qui prendrait des jours et des jours pour un ĆŖtre humain est accompli en un clin d’œil par les algorithmes.

Grâce au soutien des algorithmes dans les tâches fastidieuses, vous êtes libre de vous consacrer à des activités a plus forte valeur.